“Arrêtez tout ! Ce que ce kiné révèle sur la course va choquer les sportifs”

Arrêtez tout ! Ce que ce kiné révèle sur la course va choquer les sportifs : oubliez vos idées reçues et préparez vos baskets, car la course à pied n’a pas dit son dernier mot !

La course à pied : reine des sports… et des idées reçues

Accessible, peu coûteuse et pratiquée aux quatre coins du globe, la course à pied fait autant rêver les débutants que trembler les plus expérimentés. Selon Guillaume Abran, kinésithérapeute au Centre hospitalier Régional de Huy en Belgique et chercheur à l’Université de Liège, ce sport qui sollicite autant nos gambettes que nos convictions est pourtant victime de croyances bien tenaces.

Si la liste de ses bénéfices est longue comme un footing dominical, la course à pied a aussi une face cachée : une fréquence de blessures environ deux fois plus élevée que la moyenne des autres sports. D’ailleurs, près de 65 % des coureurs subiraient au moins une blessure dans l’année… Mais pas de panique, c’est surtout notre compréhension des causes qui laisse à désirer ! Il est important de mieux connaître les risques liés à la course à pied pour mieux se prémunir contre les blessures.

Blessures, chaussures et fausses alertes : la vérité sur vos bobos

Le monde du running bruisse de mythes bien ancrés, à commencer par celui de la chaussure miracle. Manque d’amorti, chaussure usée, pub alléchante pour la nouvelle technologie brevetée… L’industrie pèse des milliards, mais la science, elle, n’est pas vraiment convaincue : mythes sur la course à pied. Certains croyants à ces idées waiting font preuve de confiance aveugle sans remettre en question ces fausses croyances.

  • Le lien entre le type de chaussure et l’apparition d’une blessure reste extrêmement faible.
  • Les études échouent à démontrer que l’amorti ou l’usure influence le risque de blessure.
  • Paradoxalement, l’amorti important pourrait même augmenter les contraintes articulaires.
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En résumé : troquez la dernière basket tendance pour votre paire préférée, tant que vous y êtes à l’aise, c’est la bonne !

Quant aux blessures, leur origine est souvent multifactorielle : méconnaissance, stress du quotidien, hygiène de vie capricieuse… Bref, ce n’est pas (seulement) la faute de vos pieds ou de votre technique.

Arthrose, mal de dos… et si vous couriez encore ?

La crainte du sportif blessé : endommager ses cartilages en courant. Pourtant, selon la littérature scientifique :

  • Après la course, l’épaisseur du cartilage diminue mais revient à la normale en une heure.
  • Les coureurs récréationnels ont même moins d’arthrose que les sédentaires !
  • Courir avec des signes d’arthrose n’aggrave ni les symptômes ni la dégradation du cartilage.

L’arthrose ne doit donc pas empêcher la pratique. Et ce n’est pas fini ! Les douleurs de dos, principales causes d’absentéisme, trouvent aussi une alliée dans la course : pour en savoir plus sur courir et santé physique. La pratique régulière de la course peut contribuer à renforcer le corps et à soulager certains maux.

  • Les coureurs souffrent moins du dos que la population générale.
  • Courir à faible intensité améliore le métabolisme de base et la vascularisation des muscles du dos, favorisant la guérison.

Non, vous ne rêvez pas, courir peut protéger votre dos !

Technique, grossesse et autres surprises : ouvrez l’œil, ouvrez les débats

Faut-il modifier sa foulée ? Se mettre à courir pieds nus ou avec une cadence métronomique ? Un grand nombre de sites conseillent de changer sa technique pour éviter les blessures. Mauvaise idée, prévient le kiné :

  • Aucune étude sérieuse n’a prouvé de lien direct entre un paramètre biomécanique et le risque de blessure.
  • Changer brusquement de technique augmente même les risques, en sollicitant des zones non préparées.
  • Sauf cas individuel chez un coureur blessé, mieux vaut garder sa foulée naturelle !
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Et la grossesse dans tout ça ? Bonne nouvelle, la course à pied ne fait pas fuir le terme ! Les recommandations actuelles plaident pour 150 minutes d’activité physique modérée par semaine chez la femme enceinte déjà sportive, avec une adaptation progressive si besoin. Ceci permet :

  • Diminution du risque de macrosomie et de diabète gestationnel
  • Moins de lombalgies et d’incontinence urinaire
  • Renforcement des muscles du plancher pelvien
  • Réduction du risque de dépression post-partum

Bien sûr, chaque grossesse étant unique, il reste conseillé d’en discuter avec son médecin.

En conclusion : la course à pied, parfois accusée à tort, est un formidable vecteur de santé physique et mentale. Sauf cas tout à fait exceptionnel, inutile de ranger vos chaussures au placard. Privilégiez la progressivité, soyez à l’écoute de votre corps et gardez à l’esprit qu’un mode de vie actif vaut mieux que mille excuses… ou mille croyances infondées ! Si vous cherchiez un feu vert officiel pour chausser vos baskets malgré vos doutes, le voilà !

Laure partage sa passion pour la course à pied et l’univers du running. Amatrice de sorties matinales comme de défis sur longue distance, elle explore équipements, conseils et tendances. Son objectif : vous accompagner dans votre pratique, quel que soit votre niveau.

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