Perdre du poids sans frustration : la méthode des sportifs qui fait débat

Perdre du poids sans dire adieu aux plaisirs de la table ? Beaucoup en ont rêvé la bouche pleine, peu y ont cru… Et pourtant, une méthode fait parler d’elle jusque dans les vestiaires des sportifs : la méthode IIFYM, aussi mystérieuse qu’un acronyme anglais et plus souple qu’un élastique de fitness. Zoom sur cette approche qui bouscule les codes et fait débat.

Le IIFYM : manger de tout… ou presque !

L’objectif du régime IIFYM, pour If It Fits Your Macros (littéralement « si ça rentre dans vos macronutriments »), est aussi simple à comprendre qu’inattendu à appliquer : il ne s’agit plus de bannir le moindre gramme de chocolat ou la part de pizza du vendredi soir, mais de les inclure dans une répartition précise de protéines, glucides et lipides – les trois mousquetaires de notre alimentation quotidienne. Ici, aucun aliment n’est interdit. On change donc radicalement de décor par rapport aux régimes classiques souvent synonymes de privation, parfois de frustration, toujours de moral en berne.

La règle d’or ? Répartir ses apports nutritionnels selon un ratio soigneusement adapté à son métabolisme, pour nourrir le corps sans excès ni carence, tout en poursuivant un objectif clair : perdre du poids, stabiliser la balance ou, pour certains, construire du muscle.

Les coulisses du IIFYM : mode d’emploi

Avant de vous précipiter sur des pâtes « compatibles » ou un burger « autorisé », un peu de gymnastique cérébrale s’impose. Pourquoi ? Parce que le IIFYM, c’est aussi la fête des calculs pour mincir. L’aventure commence par l’estimation de votre métabolisme de base – c’est-à-dire l’énergie minimale que votre organisme dépense au repos (oui oui, même quand vous regardez la télé sans bouger un orteil). Pour cela, il existe des formules précises qui tiennent compte du sexe, de l’âge, du poids et de votre taille.

  • Une fois ce chiffre magiquement obtenu, il faut encore le multiplier par un facteur d’activité physique, selon que vous soyez serial couche-tard devant Netflix ou grand adepte du jogging matinal.
  • Vous obtenez alors vos besoins caloriques quotidiens.
  • Dernière étape : ventiler ce total sur la journée, en ajustant, au gramme près, la part de protéines, de glucides et de lipides (oui, peser les aliments redevient tendance).
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Liberté… surveillée : avantages, défis et fausses illusions

Ce qui séduit, c’est la promesse d’une liberté retrouvée : pas de liste d’interdits, pas de menus imposés ni de dictature du jus de céleri sur la table. Vous pouvez savourer un gâteau lors d’un anniversaire, tant qu’il « rentre dans vos macros du jour ». L’équation est simple dans l’esprit, moins dans la pratique ! Car, en réalité, le IIFYM implique une vraie discipline, surtout au début. Pour réussir, certains optent pour des stratégies comme le repas à reculons.

  • Peser chaque aliment (même le petit coin de fromage « juste pour goûter »)
  • Déchiffrer les étiquettes, comprendre les compositions
  • Contrôler savamment les quantités

Attention aussi à ne pas tout miser sur les seuls macronutriments : d’autres éléments comme les fibres, vitamines et minéraux restent essentiels pour la santé globale – et non, la poudre de chocolat au lait ne compte pas comme « fibre ».

Pour qui, et avec quels garde-fous ?

Le IIFYM peut convenir à ceux qui n’en peuvent plus des régimes restrictifs, mais qui aiment cependant jouer avec les chiffres et garder la calculatrice à portée de main – car c’est une gestion presque chirurgicale de son alimentation. Il s’adresse plus spécifiquement aux personnes déjà sensibilisées à la nutrition, ou bien suivies par des professionnels (diététicien, médecin). En effet, malgré sa souplesse affichée, ce régime gagne sérieusement à être personnalisé : un spécialiste peut vous aider à ajuster les fameux ratios selon votre projet (perte de poids, prise de masse, stabilisation) et vos problèmes spécifiques (troubles digestifs, carences, etc.).

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En somme, le IIFYM n’interdit rien, mais invite à mieux se connaître, à écouter son corps, à adopter une alimentation plus consciente qu’instinctive. Pas une baguette magique, mais un changement de perspective, parfois salutaire… et qui peut éviter bien des craquages intempestifs.

Laure partage sa passion pour la course à pied et l’univers du running. Amatrice de sorties matinales comme de défis sur longue distance, elle explore équipements, conseils et tendances. Son objectif : vous accompagner dans votre pratique, quel que soit votre niveau.

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