S’il ne fallait retenir qu’une tendance qui agite autant les crampons dorés des sportifs pros que les assiettes des amateurs de minceur, ce serait celle-ci : le mystérieux “repas à reculons”. Non, il ne s’agit pas de manger en marchant à l’envers ou de s’envoyer son cheesecake la tête en bas. C’est beaucoup plus simple, mais aussi, il faut bien le dire, plutôt déconcertant… On décrypte pour vous cette nouvelle routine alimentaire qui ne recule devant rien !
Le repas à reculons : késako ?
- Une technique venue tout droit du monde de la nutrition sportive.
- Un principe limpide : manger “à l’envers” (mais pas sur la tête, promis).
- Au menu : on échange l’ordre habituel “entrée-plat-dessert” contre un pétillant “dessert-plat-entrée”.
Populaire dans l’univers de la minceur, le “repas à reculons” — ou “backward eating” pour ceux qui veulent briller en société — gagne en renommée, porté par le témoignage de sportifs de haut niveau. Oui, vous avez bien lu : ils sont nombreux à inverser leur séquence de plats, non par pure fantaisie, mais pour (espèrent-ils) fondre sans effet yo-yo, affûter leur silhouette et optimiser leurs performances.
Robert Lewandowski, ambassadeur inattendu
Impossible d’évoquer cette pratique sans parler du joueur du Bayern Munich, Robert Lewandowski, un sportif qui n’a, lui, pas peur d’inverser pour mieux avancer. Pour les non-initiés, sachez qu’il a quand même partagé la pelouse avec l’immense Franck Ribéry… Ce fameux Lewandowski révèle, en toute simplicité à nos confrères britanniques du Times, l’ordre de ses propres agapes :
- Il commence par un brownie au cacao pur (on approuve la gourmandise !)
- Il poursuit avec un plat de viande blanche ou de poisson accompagné de riz.
- Il termine enfin par une salade ou une soupe – l’apothéose de fraîcheur.
En somme, on mange l’arrière-garde en tête de cortège et le potage ferme la marche.
Quelle est la logique derrière cette folie douce ?
Derrière le “repas à reculons”, une idée simple : commencer par le dessert (souvent riche en glucides et en sucres) aiderait, selon certains, à mieux réguler les quantités de glucose dans le sang. En 2014 déjà, les chercheurs de l’Imperial College of London avaient mis en lumière ce phénomène : croquer le sucré en premier permettrait au cerveau de mieux anticiper les besoins en énergie et d’adapter la consommation alimentaire. Résultat avancé ? On ne mangerait “pas en excès, in fine”.
C’est bien beau tout ça, mais ce n’est pas un simple échange entre la mousse au chocolat et la salade qui remplace des années de diététique appliquée. D’ailleurs, la manœuvre rappelle un peu le “régime inversé”, sauf qu’ici, on ne touche pas aux horaires du petit-déjeuner ou du dîner : seule l’ordre des plats à chaque repas est chamboulé.
Miracle ou mirage ? Prudence, les experts s’en mêlent
On ne va pas se mentir, la tentation est grande de commencer chaque repas par une douceur – surtout quand cela semble adoubé par des champions. Mais attention : certains diététiciens-nutritionnistes tempèrent l’enthousiasme et questionnent la réelle efficacité de la démarche.
- “Commencer un repas par un aliment sucré va favoriser une augmentation rapide de la glycémie”, préviennent-ils (propos relayés par Le Point).
- Ce sucre non mélangé avec d’autres aliments file tout droit dans le sang et, conséquence moins sexy, peut inciter au grignotage plus tard dans la journée.
De plus, les praticiens de santé rappellent que cette pratique ne convient pas à tout le monde. Dans certains cas spécifiques, le “repas à reculons” pourrait même favoriser l’apparition de diabète. Il est donc primordial de consulter un médecin ou un professionnel avant de lancer cette révolution autour de la table.
Alors, faut-il inverser l’ordre de ses plats pour fondre comme un sportif ? Prudence et discernement restent de mise : toutes les tendances ne sont pas bonnes à suivre les yeux fermés (ni la bouche pleine… de brownie). Si l’envie de bouleverser la coutume vous titille, un avis médical est votre meilleur allié. Et souvenez-vous : en matière de nutrition, le seul “effet de mode” qu’on devrait s’autoriser, c’est la santé durable !

Laure partage sa passion pour la course à pied et l’univers du running. Amatrice de sorties matinales comme de défis sur longue distance, elle explore équipements, conseils et tendances. Son objectif : vous accompagner dans votre pratique, quel que soit votre niveau.






