Marre de voir filer les années plus vite que vos baskets lors d’une séance de jogging ? Bonne nouvelle : les scientifiques s’intéressent de près à la question de la longévité, et il se pourrait bien que mettre un pied devant l’autre (régulièrement) rallonge non seulement votre foulée, mais aussi votre vie ! La jeunesse éternelle serait-elle cachée dans nos baskets ? Plongeons dans les dernières découvertes sur le vieillissement et voyons ce que courir (ou jardiner) peut vraiment pour nous…
Quand les milliardaires cherchent l’éternité, le commun des mortels enfile ses baskets
Le vieillissement, avouons-le, fait flipper. Pas étonnant si certains milliardaires misent gros sur la biotechnologie pour rajeunir leurs cellules. On pense notamment à la start-up Altos Labs qui, au début des années 2020, avait séduit Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, suffisamment pour qu’il y investisse personnellement. Mais pour l’instant, difficile de promettre du sang neuf à volonté : ce rêve tient encore plus de l’utopie que de la réalité concrète.
Pendant que ces géants de la tech lorgnent sur des solutions de science-fiction, des chercheurs comme ceux de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) préfèrent décortiquer les mécanismes, bien réels eux, du vieillissement. En 2023, Jean-Marc Lemaître, directeur de recherche, avançait l’idée de ne plus combattre séparément les maladies liées à l’âge (diabète, hypertension, arthrose ou cancers), mais de les contrecarrer toutes en même temps, avant qu’elles ne pointent leur vilain nez. Car pour lui, le vieillissement, c’est un « processus biologique complexe d’altération progressive du bon fonctionnement des tissus et organes, et de leur capacité à se régénérer. » Pas très rock’n’roll, on en conviendra, mais bon à savoir pour comprendre ce qui cloche avec nos articulations un peu grippées.
Le coupable dans l’ombre : la sénescence cellulaire
L’un des principaux responsables identifiés s’appelle la « sénescence cellulaire ». Derrière cette expression savante, il s’agit tout simplement du vieillissement… des cellules elles-mêmes. Concrètement, elles arrêtent de se diviser et de se régénérer. Les biologistes ont montré que cet arrêt ne survient pas par pure paresse : les cellules « sénescentes » commencent à sécréter des facteurs qui, pour ne rien arranger, altèrent les tissus. Éric Gilson, directeur de l’institut de recherche sur le cancer et le vieillissement, explique que ce phénomène participe activement à la panne générale des tissus qui accompagne le grand âge.
L’anti-âge façon scientifique : alimentation, hygiène de vie… et bouger, bouger, bouger !
Bon, on ne peut pas encore reprogrammer nos cellules comme le dernier smartphone, mais les chercheurs s’accordent : une bonne hygiène de vie, une alimentation saine et (vous l’aviez deviné !) une activité physique régulière, voilà le trio gagnant de la prévention anti-âge. Petite précision : selon l’Organisation mondiale de la santé, « l’activité physique, c’est tout mouvement produit par les muscles (biceps, abdominaux…), responsables d’une augmentation de la dépense énergétique. » Alors oui, le sport compte, mais aussi :
- le jardinage,
- le bricolage,
- la marche pour se déplacer,
- bref, tout ce qui fait bouger !
Mais combien de temps et à quelle intensité ? Pour creuser la question, les chercheurs ont ciblé un facteur interne du vieillissement : le raccourcissement des extrémités de nos chromosomes, appelées télomères. Ce phénomène entraîne le vieillissement cellulaire – mais pourrait, si ce n’est être évité, du moins être ralenti grâce à l’activité physique.
Courir, c’est rajeunir (un peu) : des preuves en trail !
Bonne nouvelle pour les adeptes du short fluo : une étude récente menée auprès de 5 823 adultes américains (de 20 à 84 ans), réalisée par la Brigham Young University et publiée dans Preventive Medicine, a mis en lumière un lien entre activité physique régulière et préservation des télomères. Ces chercheurs ont découvert que les personnes les plus actives présentaient des télomères plus longs – et que ce simple fait leur « offrait » neuf ans de vieillissement cellulaire en moins. Bluffant !
Attention, détail qui a son importance : il ne suffit pas de promener le chien le dimanche pour décrocher ce bonus ! L’activité doit rester « intensive », soit environ 30 minutes de jogging cinq jours par semaine. Pas besoin non plus de viser le marathon, mais la régularité et l’intensité semblent être la clé. Objectivement, c’est surmontable… surtout quand on sait ce que ça nous rapporte.
En résumé, tant que la biotechnologie ne nous garantit pas la jeunesse éternelle façon film de science-fiction, nos baskets sont (probablement) notre meilleure amie pour ralentir l’horloge biologique. Alors, prêt à troquer la télécommande pour une séance de jogging ? activité physique pour ralentir l’horloge biologique. Notre futur centenaire intérieur vous dira merci !

Laure partage sa passion pour la course à pied et l’univers du running. Amatrice de sorties matinales comme de défis sur longue distance, elle explore équipements, conseils et tendances. Son objectif : vous accompagner dans votre pratique, quel que soit votre niveau.






